Tableau alimentation bébé 18 mois : 4 repas, les quantités et les morceaux fondants
Publié par : Élodie-Marine de la Rivière — Rédactrice spécialisée en parentalité
À 18 mois, l’enfant peut partager une grande partie des repas familiaux, à condition d’adapter l’assaisonnement, les textures et les portions. Ce tableau d’alimentation donne un repère simple pour organiser les quatre repas de la journée, sans transformer chaque assiette en calcul compliqué.
Une journée type en quatre repas à 18 mois
Le rythme habituel comprend un petit déjeuner, un déjeuner, un goûter et un dîner. Les quantités restent indicatives : l’appétit varie d’un enfant à l’autre et peut changer selon la fatigue, les poussées dentaires ou l’activité. L’équilibre se construit sur plusieurs jours, pas sur une assiette terminée à chaque repas.
| Moment | Composition | Repères pratiques |
|---|---|---|
| Petit déjeuner | Lait ou apport lacté, pain ou céréales simples, fruit selon l’appétit | Environ 210 à 250 ml de lait ; 240 ml est un exemple fréquemment proposé. |
| Déjeuner | Légumes, féculents, viande, poisson ou œuf, huile végétale, fruit ou laitage | Un plat de légumes et féculents autour de 200 g, avec environ 20 g de protéines animales. |
| Goûter | Fruit frais mûr ou compote sans sucre ajouté, laitage ou lait, pain | Une association simple qui évite les biscuits et les produits très sucrés. |
| Dîner | Légumes et féculents, matière grasse crue, apport lacté selon la journée | Par exemple, 200 g de soupe épaisse ou de plat écrasé, avec environ 150 ml de lait si besoin. |
L’eau pure est la boisson à proposer tout au long de la journée. Entre les repas, elle suffit. Les jus, sodas, boissons aromatisées et autres boissons sucrées n’ont pas leur place dans les habitudes quotidiennes d’un tout-petit.
Les quantités à retenir sans surveiller chaque bouchée
À cet âge, le lait reste important, mais il n’est plus le seul pilier de l’alimentation. Les apports lactés se situent autour de 500 ml par jour, sous forme de lait et/ou de laitages, avec un plafond de 800 ml d’équivalents laitiers. Le lait de croissance est généralement privilégié jusqu’à 3 ans. Un enfant allaité peut bien sûr continuer à téter : l’organisation des repas s’adapte alors à son rythme.
Protéines, légumes et féculents : une assiette progressive
Entre 12 et 23 mois, le repère courant est d’environ 20 g de viande, poisson ou œuf par jour, soit approximativement quatre cuillères à café. Certains menus proposent 30 g de viande ou de poisson de 18 à 23 mois. L’essentiel est de retenir que les protéines animales sont servies en petite quantité, plutôt au déjeuner, et non à chaque repas.
Alternez viande tendre, œuf et poisson. Le poisson peut être proposé deux fois par semaine, avec une fois du poisson maigre et une fois du poisson gras. Cette alternance permet de varier les sources de protéines tout en conservant des portions adaptées à l’âge.
Les légumes et les féculents forment la base du déjeuner et du dîner. Une répartition d’environ deux tiers de légumes pour un tiers de féculents offre un point de départ simple. Pomme de terre, riz, pâtes, semoule, pain ou légumineuses bien cuites apportent de l’énergie. Les légumineuses peuvent être introduites entre 15 et 18 mois, en textures très fondantes et en petites portions au début.
Les matières grasses ne sont pas un détail
Ajoutez une huile végétale crue après la cuisson. Elle enrichit le repas en acides gras essentiels et favorise l’absorption de certaines vitamines. Les repères peuvent aller jusqu’à deux cuillères à café par repas selon l’organisation alimentaire de la journée ; une cuillère à café au déjeuner est aussi un point de départ souvent utilisé. L’objectif est d’éviter les plats systématiquement dégraissés.
Des morceaux sûrs pour apprendre à mastiquer
À 18 mois, la texture lisse n’est généralement plus la seule option. L’enfant peut passer des purées épaisses aux aliments écrasés à la fourchette, puis aux morceaux fondants. Les légumes bien cuits, les pâtes très tendres, les fruits très mûrs, la viande hachée ou effilochée et le poisson soigneusement émietté accompagnent cette progression.
Penser texture avant quantité
Si les morceaux arrivent trop vite, trop secs ou trop nombreux à la fois, l’enfant peut avoir du mal à les gérer et l’expérience devient anxiogène. Servez une petite quantité d’aliments visibles, avec une texture humide et facilement écrasable entre les doigts. Cette approche aide l’enfant à développer sa mastication, son autonomie et sa familiarité avec les aliments, sans imposer une assiette entièrement mixée ni un morceau difficile à gérer.
Installez toujours l’enfant assis et restez à ses côtés pendant le repas. Évitez les aliments durs, ronds, collants ou présentés en gros morceaux, car ils augmentent le risque de fausse route. Les aliments doivent être cuits, émincés, écrasés ou coupés selon leur consistance.
Si l’enfant tousse, recrache ou refuse une nouvelle texture, ne le forcez pas. Revenez à une étape intermédiaire et proposez-la de nouveau un autre jour. La progression peut prendre du temps, sans que cela remette en cause les apprentissages déjà réalisés.
Passer du menu bébé au repas familial
Le repas familial est une bonne base à 18 mois lorsqu’il est préparé simplement, peu salé, sans sucre ajouté et avec une cuisson adaptée. Prélevez la portion de l’enfant avant d’ajouter du sel, un bouillon très salé, une sauce relevée ou des condiments. Il peut ainsi manger les mêmes légumes, féculents et sources de protéines que les adultes, sous une forme plus fondante.
- Au petit déjeuner : lait de croissance ou autre apport lacté, pain tendre avec une fine couche de matière grasse, quartier de fruit très mûr.
- Au déjeuner : écrasé de carotte et de pomme de terre, poisson émietté, filet d’huile végétale, compote sans sucre ajouté.
- Au goûter : yaourt nature ou lait, banane écrasée et petit morceau de pain.
- Au dîner : soupe épaisse de légumes avec vermicelles, purée de lentilles bien cuites et apport lacté selon ce qui a été consommé plus tôt.
Entre 12 et 18 mois, les portions se diversifient et les textures deviennent plus grumeleuses. Entre 18 et 23 mois, l’enfant gagne progressivement en autonomie avec les morceaux fondants. À 24 mois, il ne doit pas pour autant recevoir une assiette identique à celle d’un adulte : les aliments très salés, très sucrés ou présentant un risque de fausse route restent à écarter.
Les aliments à limiter et les signaux qui méritent un avis
Les produits sucrés, les biscuits, les desserts lactés sucrés et les jus peuvent couper l’appétit et installer des habitudes peu utiles. Il est recommandé de ne pas ajouter de sucre avant 3 ans. La charcuterie est à limiter, comme les produits très salés ou ultra-transformés. Les fromages au lait cru sont déconseillés jusqu’à 5 ans ; préférez des fromages pasteurisés dans des portions adaptées.
Les aliments durs, ronds, collants ou difficiles à écraser doivent aussi être évités lorsqu’ils ne peuvent pas être adaptés à la texture et à la taille de l’enfant. La cuisson, l’émiettement, l’effilochage et la découpe permettent de proposer progressivement des aliments proches de ceux du repas familial.
Un refus ponctuel de légume, de poisson ou de morceau est fréquent. Il peut falloir présenter un aliment une dizaine de fois avant qu’il soit accepté. Gardez une ambiance calme, servez une petite quantité et laissez l’enfant décider de manger selon sa faim.
En revanche, des fausses routes répétées, une douleur à la mastication, un refus durable de nombreuses textures, une allergie diagnostiquée ou des inquiétudes sur la croissance justifient d’en parler au pédiatre ou à un professionnel de santé.



